Objectives


Although in steady decline in recent years1, the dropout remains for most countries a major concern. Measured at European level as the proportion of people aged 18 to 24 having only the level of lower secondary education or a lower level and who are no longer in education or training, it is a real challenge for social cohesion and equity of educational systems.
Many studies insist indeed on the costs that the lack of equity in education generates in terms of health, social benefits or to society in general.
The countries of the European Union now attach great importance to the problem of school dropouts. In 2009, the Education Council of the European Union, in the strategic framework for European cooperation in Education and Training ("ET 2020"), fixed the goal of an average rate of young people leaving school early of less than 10% by 2020. This rate stands today at 11.1%2, i.e. 2.8% less than in 2010, which indicates that all Member States have now introduced measures to reduce early school leaving. But significant disparities remain between but also within Member States.

Today there are still more than 5 million early school leavers in Europe3.

In the literature, researchers generally agree on the procedural, multidimensional and complex nature of the phenomenon. ESL is a process that leads a young person in initial training to leave the training system before obtaining a diploma. Drop-out is influenced by the accumulation or interaction between different risk factors for personal, family, school and social reasons4.
The research literature clearly highlighted the strong interconnection between these different factors, but at the same time stressed the importance of school variables as the greater predictors of dropping out5. The recommendation of the 2011 Council on drop-out reduction policies called on Member States to implement coherent, comprehensive and evidence-based strategies against ESL. In recent years, all Member States have introduced measures to reduce early school leaving. At school policies level, the number of structures in place to facilitate mobilization of ESLers is plethoric. In terms of prevention, researchers as well as policy makers point out the need for an ecological and systemic approach of leaving school. In order to fight effectively against school drop-out, recent researches6 evoke "the importance of bringing multiple stakeholders to work together collaboratively in educational alliances and to engage them in communities or networks."

The recent report of the European Thematic Working Group (TWG) on the drop-out phenomenon in the EU states7 explains that "Schools play an important role in addressing ESL but they cannot and should not work in isolation. Comprehensive approaches that focus on the root causes of ESL are required to reduce ESL”. One of the main key policy messages of this group is to "promote and support multi-professional teams in schools to address ESL." The TITA project is precisely focusing on this aspect.

Convinced that cross-sectoral cooperation is one of the drop-out prevention levers, TITA’s team put this challenging question as the keystone of the project. The aims of the composite team (policy makers, researchers, professionals and stakeholders) are on one hand to monitor and analyze the implementation and impact of some of these new policies which develop cross-sectoral collaboration in schools, and on the other hand to professionalize the actors involved in the prevention. With this in mind, TITA intends to provide work tools for trainers, policy makers and stakeholders. The aim is to follow the experiments, analyze the difficulties, identify the successful levers and the impact of collaborative work, and then to disseminate the results.


1 Tackling Early Leaving from Education and Training in Europe: Strategies, Policies and Measures. Eurydice and Cedefop Report. 2014, p.47
2 Draft 2015 Joint Report of the Council and the Commission on the implementation of the Strategic Framework for European cooperation in education and training (ET 2020) New priorities for European cooperation in education and training, Commission Staff Working Document, Brussels, 26.8.2015
3 Idem, p. 39-40
4 Blaya C. (2010). Décrochages scolaires. L’école en difficulté. Bruxelles : De Boeck; Christle, C. A., Jolivette, K., & Nelson, C. (2007). School characteristics related to high school dropout rates. Remedial and special education, 28(6); Fortin, L., Marcotte, D., Royer, É. & Potvin, P. (2005). Hétérogénéité des élèves à risque de décrochage scolaire : facteurs personnels, familiaux et scolaires. Dans Deblois, L. (Eds.), La réussite scolaire: comprendre et mieux intervenir. Québec: Presse de l’Université Laval; etc.
5 Janosz, M. (2000). L’abandon scolaire chez les jeunes adolescents : perspective nord-américaine, Enjeux, 122.
6 Blaya Catherine, Gilles Jean-Luc, Plunus Ghislain & Tièche-Christinat Chantal (2011). « Accrochage scolaire et alliances éducatives : Vers une intégration des approches scolaires et communautaires ». Éducation et francophonie, vol. 39, n° 2
7 Reducing early school leaving: Key messages and policy support, Final Report of, November 2013, p.4.

Objectifs


Bien qu’elles aient été en baisse constante ces dernières années, la question des sorties massives des systèmes de formation sans diplôme ou qualification demeure une inquiétude majeure pour beaucoup d’États. [1]
La Commission européenne évalue le décrochage comme étant le pourcentage de jeunes entre 18 et 24 ans qui ont quitté l’école sans avoir été plus loin que le premier cycle de l’enseignement secondaire, et qui ne suivent aucun autre type d’enseignement ou de formation. Le décrochage scolaire constitue un réel problème pour la cohésion sociale et l’équité dans les systèmes éducatifs.
De nombreuses études mettent en effet en lumière les coûts que génère un manque d’équité dans l’éducation en termes de santé, d’avantages sociaux et pour la société en général.

Les pays de l’Union Européenne s’intéressent aujourd’hui de près au problème du décrochage scolaire. En 2009, le Conseil de l’Union Européenne sur l’Éducation, par le biais de son cadre stratégique pour la coopération européenne dans les domaines de l’éducation et de la formation (« Education et Formation 2020 »), s’est fixé comme objectif un pourcentage de jeunes quittant prématurément l’école inférieur à 10%. Ce taux est aujourd’hui de 11,1%2 soit 2,8% de moins qu’en 2010, ce qui reflète le fait qu’aujourd’hui, tous les États membres ont introduit des mesures destinées à lutter contre l’Abandon Scolaire Précoce (ASP). Cependant, des disparités importantes demeurent à la fois d’un pays à l’autre et au sein même de chacun des États.

Il y a de nos jours plus de 5 millions de jeunes en situation de décrochage scolaire en Europe3.
Dans la littérature spécialisée, les chercheurs s’accordent sur le caractère cumulatif, multi-dimensionnel et complexe du phénomène. L’ASP est un processus qui conduit un/e jeune en formation initiale à interrompre sa scolarité avant d’avoir obtenu un diplôme. Le jeune en situation de décrochage scolaire subit l’influence de différents facteurs (personnels, familiaux, scolaires ou sociaux), qui se cumulent et qui interagissent4.

La recherche montre clairement l’interconnexion entre ces différents facteurs, tout en insistant sur l’importance des variables scolaires dans le phénomène du décrochage scolaire5. Le Conseil de 2011 sur les politiques de réduction de l’ASP a appelé les États membres à mettre en œuvre des stratégies cohérentes, globales et fondées sur des données probantes pour lutter contre le décrochage. Ces dernières années, tous les États membres ont mis en place des mesures destinées à réduire l’ASP. En ce qui concerne les politiques scolaires, le nombre de structures mises en place pour solliciter les jeunes en situation de décrochage est pléthorique. En termes de prévention, les chercheurs, tout comme les décideurs, soulignent la nécessité d’une approche du décrochage prenant en compte à la fois l’individu dans son environnement et le système éducatif dans lequel il évolue. Pour lutter de manière efficace contre le décrochage scolaire, des recherches récentes évoquent « l’importance d’amener les multiples intervenants à travailler de concert, en « alliances éducatives », de façon concertée et de les mobiliser au sein de communautés ou de réseaux plus ou moins larges. »6

Le rapport récent du Groupe de travail thématique Européen (TWG) au sujet de l’ ASP dans les États de l’Union européenne7 indique que « l’école a un rôle important à jouer dans la prise en compte de l’ASP, mais elle ne peut pas et ne doit pas agir seule. Il est nécessaire de mettre en place des stratégies globales qui s’intéressent aux causes profondes de l’ASP si on veut en réduire le taux ». L’un des messages-clefs du groupe est que les politiques doivent consister à « promouvoir et soutenir des équipes multi-professionnelles dans les écoles afin de prendre en charge l’ASP. » C’est précisément ce sur quoi se concentre le projet TITA.

L’équipe du projet TITA, convaincue que la coopération intermétier est l’un des leviers qui peut permettre de lutter contre la déscolarisation précoce, a fait de cette question stimulante la clé de voûte du projet. Les objectifs de cette équipe composite (responsables politiques, chercheurs, professionnels et acteurs) sont, d’une part, d’observer et d’analyser la mise en œuvre et l’impact de certaines de ces nouvelles politiques qui développent la collaboration intermétier dans les écoles, et, d’autre part, de professionnaliser les acteurs impliqués dans la prévention. Dans cette perspective, TITA projette de fournir aux formateurs, aux responsables politiques et aux acteurs des outils de travail. Il s’agit de faire un suivi des expériences, d’analyser les difficultés, d’identifier les leviers efficaces ainsi que les effets du travail collaboratif, puis de diffuser les résultats de ces études.


1 Tackling Early Leaving from Education and Training in Europe : Strategies, Policies and Measures. Eurydice and Cedefop Report. 2014, p.47
2 Draft 2015 Joint Report of the Council and the Commission on the implementation of the Strategic Framework for European cooperation in education and training (ET 2020) New priorities for European cooperation in education and training, Commission Staff Working Document, Brussels, 26.8.2015
3 Idem, p. 39-40
4 Blaya C. (2010). Décrochages scolaires. L’école en difficulté. Bruxelles : De Boeck ; Christle, C. A., Jolivette, K., & Nelson, C. (2007). School characteristics related to high school dropout rates. Remedial and special education, 28(6) ; Fortin, L., Marcotte, D., Royer, É. & Potvin, P. (2005). Hétérogénéité des élèves à risque de décrochage scolaire : facteurs personnels, familiaux et scolaires. Dans Deblois, L. (Eds.), La réussite scolaire : comprendre et mieux intervenir. Québec : Presse de l’Université Laval ; etc.
5 Janosz, M. (2000). L’abandon scolaire chez les jeunes adolescents : perspective nord-américaine, Enjeux, 122.
6 Blaya Catherine, Gilles Jean-Luc, Plunus Ghislain & Tièche-Christinat Chantal (2011). « Accrochage scolaire et alliances éducatives : Vers une intégration des approches scolaires et communautaires ». Éducation et francophonie, vol. 39, n° 2
7 Reducing early school leaving : Key messages and policy support, Final Report of, November 2013, p.4.