Lydie Heurdier





Temporary or non statutory researcher
Université Paris 8
France
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Professional address
Laboratoire ESCOL-CIRCEFT - Université Paris 8
2 rue de la Liberté
93526 Saint-Denis cedex
France

Personal address
Lieu dit L'Enfermerie
28480 Saint-Denis d'Authou
France
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Institutrice en Eure-et-Loir après une formation à l'école normale de Chartres. Professeure certifiée en documentation de 1990 à 2011 (postes en LEGT, LP, collèges urbains et ruraux). Participation à la formation des stagiaires PLC documentation (IUFM Orléans-Tours) et à celle des candidats au CAPES interne de documentation.

Parallèlement, depuis 2000, reprise d'un cursus universitaire en Sciences de l'éducation à l'université Paris V. Obtention de la maîtrise en 2002, du DEA en 2004, du doctorat en 2008.

Depuis 2010, collaboration avec le Centre Alain Savary de l'Institut français de l'éducation (IFE) de l'ENS Lyon, dans le cadre de deux recherches-action sur le décrochage scolaire. Egalement depuis 2010, chercheuse associée au laboratoire ESCOL-CIRCEFT de l'Université Paris 8.

Depuis 2011, participation au séminaire d'Antoine Prost à Paris I sur les politiques éducatives.

En responsabilité partagée avec Jean-Yves Rochex, projet d'archivage national et départemental sur l'éducation prioritaire avec les Archives nationales : recensement des fonds publics et privés, collecte....

  Disciplines
  •  Education sciences


  •   Research center or department
  •  CIRCEFT - ESCOL - Éducation, scolarisation
  • Research topics

    - Histoire de la politique d'éducation prioritaire

    - Histoire des politiques éducatives

    - Histoire de l'enseignement spécialisé dans les années 1960 et 1970

    - Décrochage et raccrochage scolaire

    - Le conseil national des programmes (CNP)

     


    Category
  • Educational and social inequalities
  • Policy

  • Level (of schooling)
  • primary education
  • lower secondary education

  • Keywords
  • drop out
  • history of education
  • curriculum
  • priority education

  • Major publications

    Lydie Heurdier et Pierre Clément (2016), Aux origines du Conseil national des programmes (1983 - 1990) : instruments et acteurs d’une nouvelle gouvernance des contenus d’enseignement, RFP n° 195, p. 5-24

     

    [2014] La politique d'éducation prioritaire. Un projet conduit hors du champ politique (1981-2001) : article de revue

    "La politique d'éducation prioritaire. Un projet conduit hors du champ politique (1981-2001)". Vingtième siècle. Revue d'histoire, n° 124, octobre-décembre 2014, p. 155-168.

    La politique d’éducation prioritaire française est une des mesures prises en 1981 pour lutter contre les inégalités sociales, dans un contexte de décentralisation et de déconcentration accrue. Elle est alors aussi conçue comme un laboratoire pour transformer le système éducatif. Cette politique de discrimination positive singulière avait d’abord été imaginée en réponse à des situations pédagogiques extrêmes et circonscrites, avant d’être traduite en projet syndical puis politique. Entre 1981 et 2001, trois temps forts de textes réglementaires (circulaires et notes de service) apparaissent. Le choix prudent d’Alain Savary d’éviter tout débat parlementaire marque son pragmatisme et sa détermination à introduire une politique de différenciation.

     

    [2014] Culture écrite et prévention du décrochage. Enjeux cognitifs, culturels et sociaux : rapport de recherche

    Crocé-Spinelli H., Heurdier-Deschamps L., Le Guern A.-L., Rieu F., Culture écrite et prévention du décrochage. Enjeux cognitifs, culturels et sociaux. Enquête dans le réseau ECLAIR Schoelcher à Lyon. ENS Lyon/Fondation de France, Institut français de l’éducation, Centre Alain Savary, janvier 2014. 292 p.

     

    [2014] Les politiques de l’éducation en France : ouvrage

    Heurdier L., Prost A., Les politiques de l’éducation en France. La Documentation française, 2014. (Doc’ en poche, regard d’expert).

     

    Au fil de plus de cents textes majeurs, connus ou plus rares (lois, circulaires, mais aussi discours, mémoires, etc.) introduits et commentés, l'étudiant, le chercheur ou le lecteur curieux sont invités à parcourir plus de deux cents ans d'histoire de l'Ecole, des décrets fondateurs du Premier Empire aux récents aménagements des rythmes scolaires.

    [2012] Classement en ZEP et moyens supplémentaires : réalité ou illusion ? Regard historique sur une question sensible et mal connue (1981-2001) : article de revue

     

    La politique d’éducation prioritaire française est une des mesures prises en 1981 pour lutter contre les inégalités sociales, dans un contexte de décentralisation et de déconcentration accrue. Elle est alors aussi conçue comme un laboratoire pour transformer le système éducatif. Cette politique de discrimination positive singulière avait d’abord été imaginée en réponse à des situations pédagogiques extrêmes et circonscrites, avant d’être traduite en projet syndical puis politique. Entre 1981 et 2001, trois temps forts de textes réglementaires (circulaires et notes de service) apparaissent. Le choix prudent d’Alain Savary d’éviter tout débat parlementaire marque son pragmatisme et sa détermination à introduire une politique de différenciation.

     

    [2014] Culture écrite et prévention du décrochage. Enjeux cognitifs, culturels et sociaux

    Crocé-Spinelli H., Heurdier-Deschamps L., Le Guern A.-L., Rieu F., Culture écrite et prévention du décrochage. Enjeux cognitifs, culturels et sociaux. Enquête dans le réseau ECLAIR Schoelcher à Lyon. ENS Lyon/Fondation de France, Institut français de l’éducation, Centre Alain Savary, janvier 2014. 292 p.

     

    [2014] Les politiques de l’éducation en France

    Heurdier L., Prost A., Les politiques de l’éducation en France. La Documentation française, 2014. (Doc’ en poche, regard d’expert).

     

    Au fil de plus de cents textes majeurs, connus ou plus rares (lois, circulaires, mais aussi discours, mémoires, etc.) introduits et commentés, l'étudiant, le chercheur ou le lecteur curieux sont invités à parcourir plus de deux cents ans d'histoire de l'Ecole, des décrets fondateurs du Premier Empire aux récents aménagements des rythmes scolaires.

    [2012] Classement en ZEP et moyens supplémentaires : réalité ou illusion ? Regard historique sur une question sensible et mal connue (1981-2001)

     

    « Classement en ZEP et moyens supplémentaires : réalité ou illusion ? Regard historique sur une question sensible et mal connue (1981-2001 », Carrefours de l’éducation, n° 33, mai 2012, p. 201-218.

    La politique d’éducation prioritaire mise en place en 1981 par Alain Savary est souvent résumée par « donner plus à ceux qui ont moins ». Un retour historique sur deux décennies d’existence de cette politique alors largement déconcentrée permet de relativiser les représentations dominantes sur les moyens réellement octroyés à cette politique. La tentative de moduler les dotations affectées aux collèges en fonction des projets s’est vite heurtée aux pesanteurs administratives et à la logique de gestion. De vraies différences entre académies comme entre départements ont été observées dans l’allocation des moyens supplémentaires, longtemps très modestes. L’amélioration des taux d’encadrement des collèges ZEP à partir du milieu des années 1990 est le résultat soit d’un classement supplémentaire (« sensible », « prévention violence »), soit consécutif à une baisse des effectifs sans retrait de moyens. La « prime ZEP », créée à l’automne 1990, a impacté le budget de l’éducation prioritaire sans que le fonctionnement des établissements classés en soit amélioré.

    [2011] La politique ZEP, laboratoire de nouveaux outils de pilotage du système éducatif (1981-2001) ?

        « La politique ZEP, laboratoire de nouveaux outils de pilotage du système éducatif (1981-2001) ? », Revue française de pédagogie, n° 177, octobre-novembre-décembre 2011, p. 25-36.

    L’apparition de nouvelles modalités de régulation des politiques publiques au début des années 1980 a concerné d’emblée la politique d’éducation prioritaire. Si l’introduction des outils de pilotage et d’évaluation a été progressive dans les ZEP, elle a touché aussi l’ensemble des établissements au fur et à mesure que leur autonomie se renforçait. Le mouvement général vers une culture de l’évaluation s’est accompagné de comparaisons entre ZEP et hors ZEP, alors même que l’on passait d’une évaluation des actions à celle des acquis. Le rôle de la Direction de l’évaluation et de la prospective (DEP) a été central dans les tentatives de rationalisation de la carte de l’éducation prioritaire comme dans la recherche de son efficacité.

    [2008] Vingt ans de politique d'éducation prioritaire dans trois départements français

    Thèse de doctorat, 2008. [en ligne] TEL (Thèses-en-ligne) http://tel.archives-ouvertes.fr/docs/00/66/99/76/PDF/thA_se.pdf

     

    A travers l’étude exhaustive des textes, études et rapports officiels parus entre 1981 et 2000, une temporalité de la politique nationale d’éducation prioritaire apparaît nettement. Elle est mise en regard avec les politiques suivies par les services déconcentrés de l’Etat (rectorats, inspections académiques), dans trois départements métropolitains (Eure-et-Loir, Ille-et-Vilaine, Seine-Saint-Denis), aux caractéristiques sociodémographiques et scolaires très contrastées. Trois monographies permettent d’appréhender le pilotage local de la politique ZEP et le rôle des autorités de tutelle, l’évolution des collèges classés, l’impact de l’offre de formation. La politique de discrimination positive était la première étape de la rénovation du système éducatif voulue par Alain Savary ; elle a permis d’introduire progressivement de nouveaux paradigmes : autonomie des établissements, responsabilisation des acteurs, projet de zone, partenariat, liaisons interdegrés, contractualisation, évaluation. La comparaison des trois territoires au regard du cadrage national met au jour des points saillants. La question des moyens et l’évolution de la carte, en expansion considérable mais disparate, ressortent fortement mais d’autres thèmes apparaissent : effets de la sectorisation, présence de l’enseignement privé, absence de mixité sociale, ségrégation urbaine, liens avec la politique de la ville. Le rôle des militants pédagogiques, celui du CRESAS et de l’OZP, confirment que derrière la politique d’éducation prioritaire, c’est bien la question de la démocratisation de la réussite scolaire dans le cadre de la scolarité obligatoire qui est réinterrogée.

     

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